Gestion locative

IRL 2026 : combien votre loyer peut vraiment augmenter cette année

Mis à jour le 2 juin 2026 ·La rédaction
Bailleur consultant un avenant de révision de loyer devant un immeuble résidentiel
Sommaire

L’indice de référence des loyers s’établit à 146,60 au 1er trimestre 2026, une hausse plafonnée à 0,78 pour cent sur un an. Pour un loyer de 750 euros, la marge de révision légale tourne autour de 5,82 euros par mois, loin des flambées redoutées par les locataires. Le tableau trimestriel et les exemples chiffrés plus bas permettent de calculer la révision au centime près.

146,60
IRL au 1er trimestre 2026
+0,78 %
Hausse maximale sur un an
5,82 €
Révision pour un loyer de 750 €
1 an
Délai pour appliquer la hausse

Cet indice publié par l’INSEE le 15 avril 2026 encadre la révision annuelle des loyers de résidence principale, dans le parc privé comme dans les locations meublées. Bailleur ou locataire, comprendre son fonctionnement évite les erreurs de calcul et les hausses contestables.

Ce que pèse vraiment l’IRL en 2026

L’indice de référence des loyers suit l’évolution des prix à la consommation hors tabac et hors loyers, lissée sur douze mois. Sa progression marque un net ralentissement par rapport aux pics de 2023, quand l’inflation poussait l’indice au-delà de 3,5 pour cent. À 0,78 pour cent au premier trimestre 2026, la hausse autorisée reste contenue, ce qui limite l’impact sur le budget des ménages locataires.

Ce plafond s’applique aux baux comportant une clause d’indexation. La trajectoire descendante des derniers trimestres traduit le reflux de l’inflation, après deux années de tension sur le pouvoir d’achat.

T1 2025+1,40 %
T2 2025+1,04 %
T3 2025+0,87 %
T4 2025+0,79 %
T1 2026+0,78 %

Le tableau de l’IRL trimestre par trimestre

Chaque trimestre, l’INSEE publie une nouvelle valeur de l’indice. La révision d’un bail se cale sur le trimestre de référence inscrit au contrat, souvent celui de la signature ou de la dernière révision. Voici les cinq derniers indices en métropole, avec leur date de publication officielle.

Trimestre de référenceValeur de l’IRLVariation sur un anPublication INSEE
1er trimestre 2025145,47+1,40 %15 avril 2025
2e trimestre 2025146,68+1,04 %11 juillet 2025
3e trimestre 2025145,77+0,87 %15 octobre 2025
4e trimestre 2025145,78+0,79 %15 janvier 2026
1er trimestre 2026146,60+0,78 %15 avril 2026
À retenir Repérez d'abord le trimestre de référence indiqué dans votre bail : c'est lui qui détermine quel indice ancien et quel indice récent entrent dans le calcul, pas la date à laquelle vous lisez ce tableau.

La formule officielle pour calculer la hausse

Le calcul d’une révision repose sur une formule fixée par la loi du 6 juillet 1989. Le nouveau loyer égale le loyer en cours multiplié par le nouvel IRL, divisé par l’IRL du même trimestre de l’année précédente, le résultat étant arrondi à deux décimales.

Prenons un loyer de 750 euros révisé sur l’IRL du premier trimestre. Le bailleur compare l’indice de 2026 (146,60) à celui de 2025 (145,47). Le calcul donne 750 multiplié par 146,60, divisé par 145,47, soit 755,82 euros. La hausse mensuelle atteint 5,82 euros, ce qui représente près de 70 euros sur une année pleine.

Loyer avant révision
750,00 €
Base du calcul, IRL T1 2025 à 145,47
Loyer après révision
755,82 €
Plafond légal, IRL T1 2026 à 146,60

Pour un investisseur qui veut anticiper l’effet de cette indexation sur la performance de son bien, mesurer la rentabilité nette de la location reste l’étape la plus parlante, loyer révisé inclus.

Délais, clause de bail et cas qui bloquent la révision

La révision n’a rien d’automatique. Une clause d’indexation doit figurer dans le bail, sans quoi aucune hausse fondée sur l’IRL ne tient juridiquement. Le bailleur dispose ensuite d’un délai d’un an à partir de la date convenue pour appliquer l’augmentation. Passé ce terme, le droit à révision s’éteint et la hausse ne joue pas pour la période écoulée.

Un cas bloque toute révision : les passoires thermiques. Depuis le 24 août 2022 en métropole, un logement classé F ou G au diagnostic de performance énergétique voit son loyer gelé, à la relocation comme en cours de bail, tant que des travaux ne l’ont pas fait remonter d’au moins une classe.

À retenir Réviser un loyer suppose trois conditions réunies : une clause d'indexation au bail, un délai d'un an respecté, et un logement hors des classes F et G du diagnostic énergétique.

IRL et stratégie patrimoniale : un signal à intégrer

Pour un propriétaire, un IRL faible signifie un revenu locatif qui suit à peine l’inflation. Cette donnée pèse au moment d’arbitrer entre conserver un bien, le vendre ou en acquérir un nouveau. Le rendement réel d’une location dépend autant du prix d’achat et des charges que de la marge d’indexation annuelle, désormais réduite.

Avant de viser un investissement locatif, croiser l’indexation attendue avec le prix d’entrée du marché donne une vision réaliste. Pour un secteur précis comme le Nord, analyser le marché locatif de Dunkerque éclaire le rapport entre loyer encadré et prix d’achat encore mesuré.

À retenir Un IRL contenu protège le pouvoir d'achat des locataires mais réduit la marge des bailleurs : la rentabilité d'un placement locatif se joue surtout sur le prix d'achat et la maîtrise des charges.

Outil gratuit

Calculateur de révision de loyer (IRL)

Loyer révisé au centime près, hausse en euros et en pourcentage selon les indices INSEE.