Crédit et financement

PTZ 2026 : conditions, plafonds de revenus et quotité par zone

Mis à jour le 2 juin 2026 ·La rédaction
Couple devant le plan d'une maison neuve avec un dossier de financement immobilier
Sommaire

Le prêt à taux zéro finance jusqu’à 50 pour cent du coût d’un logement neuf sans le moindre intérêt en 2026, pour les foyers les plus modestes. Réservé aux primo-accédants, ce coup de pouce de l’État couvre désormais toute la France dans le neuf depuis avril 2025. Son montant et sa durée dépendent de trois critères : votre revenu fiscal de référence, votre zone géographique et la composition de votre foyer.

50 %
Coût finançable au maximum
49 000 €
Plafond 1 personne zone A
25 ans
Durée de remboursement maxi
2 ans
Non propriétaire exigé avant

Qui peut prétendre au prêt à taux zéro

Le PTZ s’adresse d’abord aux primo-accédants. Vous devez acquérir votre résidence principale et ne pas avoir été propriétaire de votre logement principal au cours des deux années précédant l’offre de prêt. Quelques exceptions existent, notamment en cas de handicap ou de logement rendu inhabitable par une catastrophe. Le dispositif vise donc clairement un premier achat, pas un investissement locatif ni une résidence secondaire.

Le revenu retenu est le revenu fiscal de référence de l’avant-dernière année. Pour une offre signée en 2026, la banque examine donc vos revenus 2024. Ce détail compte : une année blanche ou une baisse récente de salaire ne joue pas en votre faveur, puisque l’administration regarde deux ans en arrière.

A retenir Le PTZ ne finance jamais seul un projet. Ce prêt complémentaire s'ajoute toujours à un prêt principal et à votre apport personnel, ce qui rassure aussi la banque sur votre plan de financement.

Les plafonds de revenus zone par zone

L’éligibilité dépend d’un plafond de revenu croisé avec votre zone et le nombre d’occupants du logement. Les zones A et A bis couvrent Paris, sa proche couronne et les grandes agglomérations tendues. La zone B1 regroupe les villes moyennes dynamiques, la zone B2 les communes intermédiaires, et la zone C le reste du territoire. Plus la zone est tendue, plus le plafond de revenu est élevé. Bonne nouvelle pour 2026 : ces plafonds restent identiques à ceux de 2025, un amendement de revalorisation de 25 pour cent n’ayant pas été retenu.

OccupantsZone A / A bisZone B1Zone B2Zone C
1 personne49 000 €34 500 €31 500 €28 500 €
2 personnes73 500 €51 750 €47 250 €42 750 €
3 personnes88 200 €62 100 €56 700 €51 300 €
4 personnes102 900 €72 450 €66 150 €59 850 €
5 personnes et plus117 600 €82 800 €75 600 €68 400 €

Un couple sans enfant installé dans une commune en zone C reste éligible jusqu’à 42 750 euros de revenu fiscal de référence. Le même couple en zone A dispose d’une marge bien plus large, jusqu’à 73 500 euros. Cet écart traduit le coût du logement local : là où les prix flambent, le plafond grimpe pour ne pas exclure les classes moyennes.

La quotité finançable selon votre tranche

La quotité désigne le pourcentage du coût de l’opération que le PTZ prend en charge. Elle dépend de votre tranche de revenus, au nombre de quatre, et du type de logement. Un appartement neuf en immeuble collectif ouvre les quotités les plus généreuses. Une maison individuelle ou un logement ancien avec travaux donne droit à des taux plus modestes. Les barres ci-dessous comparent ces quotités pour un logement collectif neuf.

Tranche 1 (revenus les plus bas)50 %
Tranche 240 %
Tranche 340 %
Tranche 4 (revenus les plus élevés)20 %

Pour une maison individuelle neuve ou les autres logements éligibles, ces taux tombent à 30 pour cent en tranche 1, 20 pour cent pour les tranches 2 et 3, puis 10 pour cent en tranche 4. La quotité s’applique non pas au prix réel du bien, mais à un coût plafonné selon la zone et la taille du foyer. Avant de boucler votre budget, mieux vaut intégrer aussi les frais annexes : notre simulation des frais de notaire en ligne vous donne une vision complète du coût d’entrée.

Neuf ou ancien : deux régimes bien distincts

Le type de bien change radicalement les règles du jeu. Depuis avril 2025, le neuf bénéficie d’une généralisation totale sur le territoire, en collectif comme en individuel. L’ancien reste, lui, cantonné aux zones B2 et C, et impose des travaux représentant au moins 25 pour cent du coût total de l’opération. Le comparateur ci-dessous résume les deux situations.

Logement neuf
Toute la France
Collectif et individuel, quotité jusqu'à 50 %
Logement ancien
Zones B2 et C
Travaux d'au moins 25 % du coût exigés

Cette distinction oriente fortement les projets. Un acheteur en zone tendue qui vise l’ancien ne touchera pas le PTZ, sauf à se reporter sur le neuf. À l’inverse, dans une petite ville classée en zone C, l’ancien avec rénovation devient une vraie option, à condition de chiffrer précisément le poste travaux. Cette logique de coût global vaut aussi pour un projet locatif : notre calcul du rendement locatif net aide à arbitrer entre neuf et ancien rénové.

Durée de remboursement et différé

Le PTZ se rembourse sur une durée qui s’adapte à vos moyens, jusqu’à 25 ans au maximum. Les foyers les plus modestes profitent d’un différé : pendant une première période, aucune mensualité n’est due, ce qui allège le budget les premières années. Le remboursement effectif démarre ensuite. Plus le revenu augmente, plus le différé se réduit, jusqu’à disparaître pour la tranche la plus aisée.

TrancheDurée totaleDifféréRemboursement effectif
Tranche 125 ans10 ans15 ans
Tranche 220 ans8 ans12 ans
Tranche 315 ans2 ans13 ans
Tranche 410 ansaucun10 ans

Ce mécanisme de différé fait toute la valeur du dispositif pour un primo-accédant aux revenus serrés. Pendant ces premières années, votre effort mensuel se concentre sur le prêt principal, le temps de stabiliser votre situation. La part remboursée sans intérêts vient ensuite, sans alourdir brutalement le budget. Pour mesurer l’impact réel sur vos mensualités, croisez ce différé avec le coût total de votre achat, frais compris : notre décryptage des frais d’acquisition réels complète utilement ce calcul.

Les nouveautés à connaître pour 2026

Deux évolutions méritent l’attention cette année. La première concerne le bail réel solidaire, ce montage qui dissocie le bâti du foncier pour faire baisser le prix d’achat. Jusqu’ici réservé aux premiers acquéreurs, le PTZ s’ouvre désormais aux acquéreurs successifs d’un logement en BRS, ce qui fluidifie ce marché du logement abordable. La seconde tient au calendrier : le dispositif reste ouvert jusqu’au 31 décembre 2027, ce qui laisse une fenêtre confortable pour monter son dossier.

Avant de vous lancer, vérifiez votre zone sur le simulateur officiel, car une commune limitrophe peut basculer d’une zone à l’autre et changer toute l’équation. Réunissez ensuite votre avis d’imposition 2024, indispensable pour établir la tranche applicable. Présenté en même temps qu’un prêt principal solide, le PTZ devient un levier décisif pour franchir le cap du premier achat sans alourdir le coût du crédit.

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